Club de ROYAN - Conférence les moulins à vent

Dimanche 16 février – Nous sommes invitées par l’intermédiaire d’une Soroptimist à la conférence
donnée par E.Mouton, administrateur de la Société des Amis du Musée de Royan, sujet « les 15
moulins à Vent de Royan de 1545 à 1880 ». Nous sommes six IW attentives, nous avons lu les
contes d'A. Daudet écrits de son vieux moulin provençal et nous avons en mémoire les moulins
caractéristiques du paysage des Pays Bas.
Les moulins symbolisent le progrès au 16ème siècle, ils remplacent les meules à bras ou à traction
animale ou humaine. L'arrière-pays Royannais est prospère, on y cultive surtout les blés destinés à
la consommation locale et leur mouture est assurée par 15 moulins sur les hauteurs autour des
hameaux, les voici : derrière la citadelle 3 moulins se dressent à flanc de plateau (rue des Moulins
actuelle), 2 autres au pied du Château de Mons, 1 moulin dit de Bon compte ou Charcot (résidence
Hélios), plus loin 2 moulins dénommés de la Perche, tout près celui du Boudin (rue Regazzoni),
puis 3 au lieudit Tapin-Nègre, 1 au Champ des Oiseaux, 1 au Clouzit (rue du Clouzit actuelle) enfin
1 à l'Est dit de Belmont.
Notre moulin à vent de facture classique est constitué d'une tour en maçonnerie (dite tonnelle dans
notre région) surmontée d'une calotte orientable dans le sens du vent qui supporte 4 ailes (armature
en bois tendue de toile) fixées à un axe horizontal et un toit en bardage. L'orientation du moulin se
fait en actionnant le timon (dit aussi queue du moulin et localement guivre). Il comporte 2 portes et
2 fenêtres, son diamètre est d'environ 5m30, ses murs épais de 92cm, il est haut de 7m et il éloigné
des maisons, les poussières issues du broyage des grains sont très inflammables.
Notre conférencier, en consultant des registres de recensement a observé des lignées de meuniers
travaillant selon les époques pour le seigneur (banalité) ou pour eux-mêmes en qualité de
propriétaires. La mouture était faite par deux meules, une fixe et l'autre tournante entraînée par
l'arbre moteur, puis triée dans le blutoir (tamis en rotation) et recueillie dans des sacs de 120kg. Ces
moulins fariniers ont été une des clefs de l'essor économique pendant des siècles. Ils ont disparu
avec la généralisation de l'électricité et l'apparition de la minoterie industrielle.